Le road-book d'Henry

Shikoku-sur-Loire

Alors que je me retrouve dans la maison au coin du feu, patientant pour un printemps désiré, et "bouinant" à écouter "the Epic" de Kamasi Washington, j'ai décidé de vous donner de fraîches nouvelles.

en fait, c'est au constat du cap des mille lectures du blog (que je déteste ce mot!), de ces réjouissantes lectures qui se poursuivent chaque jour et dont vous m'honorez, que la décision en a été prise.

ne vous ai-je pas parlé de la souffrance de ne pas disposer du don d'ubiquité? qu'il fut possible de me retrouver à la fois près de l'âtre, tout contre ceux que j'aime mais absents, tout contre mes amis japonais du bout du monde.

depuis le retour du henro, le deuxième, je n'ai jamais cessé de m'instruire, en histoire, en littérature et musiques nippones, en vieux films classiques aussi. suivre toute information sur ce qui se passe là-bas, me réjouissant de bonnes nouvelles, mais aussi m'affligeant d'une mauvaise, telle celle d'une préoccupante menace de l'essai de tir de fusée de la Corée du nord vers le pays chéri.

et puis surtout, jamais cessé d'échanger en nombreux courriels avec les amis henro, qui, étrangement s'appliquent à écrire en parfait anglais (voire français) ce qu'ils refusent par le langage oral; je n'ai toujours pas de franche explication à ce sujet, mais ça viendra.

je ne progresse pourtant pas, moi itou, dans la langue nippone, et à fortiori en idéogrammes; parce que je persiste à me sentir comme toujours bien mieux "auprès du radiateur" qu'à l'astreinte scolaire, ne désirant que le bain de foule amical où je progresse avec volupté rien que d'écouter les amis nippons palabrer, m'ignorant jusqu'au moment où, percevant le sens des échanges, je ponctue, dans un soudain silence aux visages ébahis, par un affirmatif "so dess ne!" ou bien un questionnant "so dess ka?"

je n'ai pourtant pas perdu mon temps depuis le retour, donnant quelques prestations publiques "Ohenro" en Touraine et en Isère (Christian et sa chérie sont venu s DEUX fois m'écouter!). besognant, glanant quelques sous à aider à reconstruire Langtang-Népal avec notre association "Tibétains et peuples de l'Himalaya".O bien modeste Ohenro comparé à nos 55543 lectures du site à ce jour et nos 75000€ déja collectés en 2 ans pour la reconstruction!

je vous sens derrière moi, vous tous sympathisants, mais je déplore votre silence. vous disposez d'espaces pour quelques commentaires. vous disposez même de mon adresse e-mail dans "profil" si vous souhaitez plus de discrétion. vous ai-je déjà dit que la pire des angoisses est de se retrouver seul, incognito dans la foule, et  bien loin, désespérant d'entendre crier son prénom derrière soi? en quelque sorte un peu la solitude de Damon dans "seul sur Mars".

eh bien, en échange de ma lecture je vous demande de communiquer!

et puis j'en appelle à votre curiosité. venez consulter le très complet site de TPH sur nos actions, évènements, notre tourisme éthique, culturel ou cultuel, ou sportif (Ah les exaltants treks!) au Népal, nos ventes tibéto-népalaises des ateliers solidaires Pagoda. votre soutien, votre adhésion s'ensuivront...

et je vous propose, si vous êtes à même de favoriser le regroupement d'un auditoire suffisant, et pas chiche sur quelques euros, de me déplacer pour une ou plusieurs séances Ohenro dans votre commune.

enfin je vous livre une secrète intention, celle de retourner là-bas, l'insulaire Nihon, faire à nouveau quelques pas sur le henro, et... crapahuter l'antique pèlerinage du Kumano-kodo, nouveau pour moi. et...et...poursuivre l'aventure du récit, le récit de l'aventure, puis les causeries "Ohenro le retour".

mais à une condition: que vous m'y encouragiez!

Henry henro 



Publié à 21:29, le 12/02/2017, Shikoku
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Kechigan et sendatsu

Je reviens...

Je reviens "kechigan", celui qui a accompli dans sa totalité  le pèlerinage des 88 temples. je reviens aussi parait-il "sendatsu", guide, c'est ainsi que Yuko m'a fait la grâce de m'appeler, et même "odaishi-sama" sur le net (j'en rougis!) moi qui ne suis qu'une poussière de poussière d'étoiles. et encore. il me faudra mériter tout ça.

de plus je reviens "yaku" -sans mésaventure- parce que "dogyo-ni-nin", accompagné par le maître absolu Kukaï, Kobo Daïchi, à chaque pas.

je me retrouve ce jour devant mon bol de café et les quatre tartines grillées coutumières, et j ai perdu l'heure. perdu l'heure dans mon égarement. j'ai dormi peu, ou peut-être longtemps. serait-ce le jour, est-ce encore la nuit ? ou bien serait-ce l'heure du coucher ?

je voudrais entendre les merles et les passereaux de ma pelouse, ceux-là qui attendent patiemment les petites miettes sur la terrasse, ceux-là qui n'ont pas d'opinion ni de curiosité à mon égard, et pourtant j'entends encore le "wanigushi", le gong qui signalait ma venue aux "jizo bosatsu" les déités des voyageurs, alors que les "niou-zo", les terribles gardiens, m'eussent laissé entrer avec bienveillance dans le périmètre du temple.

aurais-je rèvé? ou bien ai-je vécu vraiment cet enrichissant henro, henro qui se confond par son mysticisme et son irrationnalité avec une aventure onirique?

je n'ai pas le don d'ubiquité - hélas- je me sens bien, ici, ce qu'on nomme  "maison", et pourtant je voudrais être encore là-bas. ainsi prêt à repartir sur ce chemin des bruits, des lumiéres, et des évènements si peu communs en ce monde que notre ami tourangeau Descartes désavouerait l'irrationnalité. n'ai-je pas cru, un jour, voir et entendre un "kami", gentille divinité mais esprit facétieux celui-ci, me poursuivre de pierre moussue en buisson complice ou arbre complaisant ? 

m'enfin Henry henro, il faut maintenant entendre raison, il y a la mission "revivre Langtang" et tes engagements de TPH "Tibétains et peuples de l'Himalaya"!

la mairie de Fondettes, sensible aux actions caritatives, m 'a fait un beau présent. Henro a droit à une double page dans le magazine de Fondettes n°6 ! on peut même le consulter sur la toile.

nos rendez-vous Ohenro "pour faire des sousse situent, localement ainsi, les:

samedi 19 novembre à 15h et 20h15 à la salle Jacques Villeret à Fondettes

jeudi 24 novembre à 15h à la Residence Bocage-Parc à  Tours

jeudi 15 décembre à 14h à Girau-Phare à Tours

et des évènements Ohenro  auront lieu en janvier à Grenoble, la ville de notre siège TPH.

je voudrais terminer ce récit (mais ne le reprendrai-je pas bientôt ?) par une jolie parole à vous offrir, parce que vous m'avez lu, et compris le sens denotre démarche caritative. celle du  très vieux poéte de 1200 ans, Sugawara no Michizane qui a composé ce poème haïku  au temple Todaiji, "tamukemaya momiji", "feuilles d érables", ces même feuilles qui m 'ont accompagné en ce bel automne nippon.

"konatabi-wanusa-mo-teriaezu-tamukeyama-momoji-no-nishiki-kamino-mani-mani"

"en ce moment, depuis que je n'ai rien offert (en ossettai), je pourrais offrir à voir le mont Tamuke. il y a, en ce lieu, des brocards de feuilles rouges, au bon plaisir des kamis"

quant à votre serviteur, henro bien morose ce jour, mais ayant peut-être approché l'insaisissable vertu, il s'est contenté de quitter ce monde étrange dans la sérénité et le silence méditatif,

et en goûtant l'une des larmes de Yumiba...

Henry, henro pour toujours



Publié à 21:29, le 8/11/2016, Shikoku
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